Bacchus CX Tissier ex-ambulance grande réanimation

Ce petit véhicule lui aussi, c'est le hasard qui me l'a amené.

 

 

Au mois de février 2009 à Rétromobile, sur le stand du CX club de France, une gentille dame est venue me voir pour me demander si je ne connaissais pas quelqu'un du club qui serait intéressé par une ex-ambulance Tissier 6 roues…
 à votre avis.    

 

 Présentation de la bête


    À l'origine une CX Pallas injection de 1981, moteur 2,4 L et boite 5 vitesses, tronçonnée derrière les places passagers arrières dans les ateliers Tissier à Villeneuve le Roi. Elle reçoit un caisson à base de bois recouvert de fibre de verre, le tout maintenu par de solides longerons tendrement enfoncés dans ceux de la partie CX et soudés en place.
Ressorti des ateliers en septembre 1982, il est mis en service sous la marque Citroën Tissier, genre VASP, type original ambulance apogée type 1, mais je ne sais pas où il est affecté en premier, peut-être dans le 42 (Loire)  puisque l'on retrouve sa trace à l'occasion d'un changement de motorisation en 1984 dans l'Allier 03 à Lapalisse et que le précédant N° d'immatriculation est précisé : 42.  Il troque alors son 2,4 L essence injection de 128 cv contre un simple diesel de 75 cv. Puis en 1990 dans la Vienne 86 pour la mise en place d'un turbo diesel de 95 cv.
Quelque temps plus tard, c'est dans le 37 (Indre-et-Loire) chez un viticulteur qu'il va prendre sa retraite, racheté par une personne habitant dans l'Yonne qui lui a donné son nom, il arrive en mars 2009 dans la Manche.
Quelques travaux ont été faits à l'initiative de son ancienne propriétaire au niveau de la carrosserie, mais le poids des ans a fait son œuvre et il est grand temps de lui faire une très grande révision. 

                

Son numéro de PR donne une sortie de chaine au mois de juin donc ailes plates, mais voies avant élargies. Modèle de CX pas courant pour cette base de départ.

 

          

 

                                       

 
Le retour de l'Yonne à la Manche n'a pas été de tout repos puisque profitant de l'occasion d'être en région Parisienne, j'ai fait un détour par la réunion du château de Grouchy. Mais l'inutilisation prolongée n'avait pas arrangé les tuyaux d'alimentation en gasoil ni la capsule de suralimentation de la pompe à injection qui a lâché en cours de route, obligeant à laisser la grosse bête en région parisienne le temps d'aller chercher le matériel nécessaire à la réparation.                                        
Une fois tout rentré dans l'ordre, direction le pays, mais la porosité des tuyaux obligeât à plusieurs arrêts techniques aboutissants finalement à une alimentation directe de la pompe à injection sans passer par le filtre à GO, car la pompette avait également rendu l'âme ! Provoquant un désamorçage de la pompe environ tous les dix kilomètres.  En gros 12 heures de route pour 370 km.  On peut également rajouter que la crépine d'aspiration du réservoir n'avait jamais été nettoyée. 
Après ces quelques travaux urgents, il a repris la route pour se rendre à Nantes à l'exposition organisée par l'atelier du temps au restaurant Bénureau au mois de juin 2009.

                      

Au cours de ce voyage, ce sont quelques tuyaux hydrauliques ainsi que la pompe à eau qui ont rendu l'âme, la réparation ayant été faite sur place pendant l'expo, ajoutant ainsi une animation mécanique non prévue par l'organisation !
De retour en Normandie, il est garé en attendant de pouvoir travailler sereinement dessus.

                                         

 

Le problème avec ce genre de véhicule, c'est que lorsque l'on a prévu de bosser sur des CX on a la place pour des CX et que là avec 2 mètres en plus il va falloir faire la place pour pouvoir ensuite travailler dessus.

 

 Huit années plus tard, la première sortie expo de véhicules anciens à La Glacerie

 

 

     

 

Les travaux

Le terrassement, la construction d'un appentis de la longueur de la bête et les travaux ont pu commencer.  Il a fallu beaucoup de temps, car l'ampleur des travaux était grande. Son immobilisation a été très longue.  Il y avait quasiment tout à refaire, Les plus gros défauts étaient :

impossibilité de régler la dérive, il y a toujours la direction qui tire à droite, longerons HS, motorisation très poussive, circuit de GO poreux, électricité à reconditionner complètement, hydraulique bon à changer, carrosserie à remettre en état d'origine, nettoyage du compartiment moteur autant esthétiquement que mécaniquement, ouvrants à changer et à régler

en commençant par l'électricité, car rien n'a été démonté, des fils partout, du ruban adhésif de temps en temps, urgent avant de prendre feu !

 

    Électricité      

    Motorisation   

     Châssis   

    Hydraulique

    Carrosserie

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